Ce geste en entretien d’embauche peut vraiment ruiner votre avenir professionnel

Ce geste en entretien d’embauche peut vraiment ruiner votre avenir professionnel : n’en faites pas trop… ou pas assez ! Si chaque mot, chaque tournure, chaque sourire compte, gare aux fausses notes qui pourraient expédier vos rêves pros direction la sortie dès les premières minutes. Qui aurait cru que le français pouvait être plus impitoyable qu’un DRH un lundi matin ?

Chaque mot compte : l’art (subtil) de la première impression

Vous entrez dans le bureau pour cet entretien tant attendu, le cœur tambourinant dans la cage thoracique. À peine le temps de vous asseoir qu’une tournure maladroite ou une formule malvenue peut suffire à anéantir tous vos efforts ! Oubliez le cliché : « l’habit ne fait pas le moine » ; ici, chaque détail — et surtout la façon dont vous vous exprimez — joue pour ou contre vous.

Ce n’est pas un mythe : 73 % des recruteurs écartent des candidats à cause de leurs lacunes à l’écrit, et 80 % pour leurs difficultés à l’oral. Autant dire que la moindre maladresse fait office de redoutable filtre. Pléonasmes, formulations bancales, fautes grammaticales en tout genre : la langue française sait se montrer plus stricte qu’un filtre anti-spam suractivé.

Les pièges à éviter : de l’érudition au bon sens

Cela ne veut pas dire qu’un brin d’érudition, voire un clin d’œil à l’histoire, soit interdit. Après tout, le fameux candidatus romain portait une toge blanche, mais il n’« candidat-ait » jamais — clin d’œil linguistique compris ! Mais aujourd’hui, le blanc n’est requis que dans votre plus beau sourire, pas dans votre expression écrite ou orale.

  • L’enthousiasme : oui, la lourdeur : non : Glisser un « au jour d’aujourd’hui » dans un élan de motivation, c’est s’assurer que les oreilles du recruteur sifflent pour de mauvaises raisons. Pourquoi ce pléonasme ? Le mot « aujourd’hui » signifie déjà « au jour de ce jour » — inutile d’ajouter une couche supplémentaire. « Je suis au jour au jour de ce jour motivé …» : effet garanti, mais pas celui qu’on espère.
  • La tentation de l’auto-citation : Fuir les phrases à rallonge et les auto-compliments façon « je suis une personne créative, dynamique ». Prudence : la sobriété gagne ! Pourquoi s’encombrer ? Dire simplement « je suis créatif », « je suis dynamique » suffit amplement. Le but : l’impact, pas le bavardage.
  • Les formules de politesse maladroites : À la conclusion, oubliez les « bon courage » (sauf si le recruteur s’apprête à combattre un feu de forêt) et les « bonne continuation ». L’Académie française veille : la première est réservée au cercle privé, la seconde sonne trop familière. Optez pour un « au revoir » ou un « à bientôt », classiques mais impeccables.
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Les fautes : petites erreurs, gros dégâts

Certains pensent que les fautes d’orthographe sont invisibles. Erreur fatale : une faute dans une lettre de motivation ou un email peut suffire à tout faire capoter. Non seulement elle révèle une faible maîtrise de la langue et des outils bureautiques (allô correcteur orthographique !), mais surtout elle trahit un manque flagrant de sérieux. Après tout, si le soin manquait à vos écrits, quid de vos missions futures ?

Ne l’oublions pas : maîtriser le français écrit et oral est un incontournable pour susciter la confiance. La rigueur linguistique, c’est du professionnalisme à l’état pur.

Une touche d’anglais… et une conclusion qui marque

L’anglais, aujourd’hui, s’impose dans presque tous les postes. On ne peut plus l’ignorer : passer outre la langue de Shakespeare serait se tirer une balle dans le pied (linguistiquement parlant) ! Enfin, pour finir sur une note positive et susciter un échange, n’hésitez pas à interroger poliment votre interlocuteur, histoire de parachever votre prestation.

En somme : en entretien, la forme n’est pas accessoire. Soignez vos mots comme votre CV. Misez sur la justesse, la simplicité, la clarté. Et surtout… gardez-vous de tout excès de zèle linguistique, au risque de finir dans le décor. Bonne chance ! (Mots à éviter en entretien, évidemment.)

Matteo Calteau, auteur chevronné sur alloemploi.fr, guide avec passion les professionnels à travers les subtilités du monde du travail et de l’entreprise.

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