Jusqu’à 4 500€ par mois, mais personne n’en veut : incroyable paradoxe ! Les métiers de l’avenir ne sont pas toujours là où on les attend… et parfois, la perle rare ne brille pas sous les projecteurs, mais bien dans l’ombre. Plongée dans un métier en or qui fait tourner les têtes… ou détourner le regard.
Un métier qui intrigue, essentiel mais méconnu
Posez la question à un enfant : « Et toi, tu veux faire quoi plus tard ? » Rarement, vous entendrez « thanatopracteur » (et d’ailleurs, essayez donc de placer ce mot au Scrabble, succès garanti). Pourtant, ce professionnel occupe une place capitale dans les services funéraires. Selon la fiche métier sur Hellowork, il s’agit d’un « professionnel qui intervient sur le corps des défunts dans le cadre des services funéraires ». Présenté ainsi, on imagine tout de suite une scène de série policière… En réalité, c’est plus nuancé, et surtout beaucoup plus diversifié et humain.
Le thanatopracteur n’est pas qu’un administratif en blouse blanche. Sa mission première : être le gardien de l’apparence, celui qui stoppe la dégradation des corps grâce à des techniques d’embaumement précises et réglementées. Ce travail technique cache en fait toute une panoplie de gestes qui redonnent un peu de douceur à un moment difficile.
Des gestes techniques et… beaucoup d’humanité
Les fonctions du thanatopracteur ne se résument pas à un seul rôle. En plus de retarder la dégradation du corps, il intervient aussi pour offrir aux familles une dernière image apaisée du défunt. Habillage, maquillage : tout est pensé pour l’exposition en salon funéraire et pour accompagner le deuil avec dignité.
- Techniques d’embaumement
- Habillage adapté à la personnalité du défunt
- Maquillage pour offrir une image apaisée
Difficile d’imaginer une mission plus humaine au sein des services funéraires. Pour autant, le quotidien n’est pas de tout repos et demande un cœur bien accroché. Les âmes sensibles peuvent passer leur chemin.
De SMIC à 4 500€ par mois : rémunération et progression
Question taboue ou question qui pique la curiosité : combien ça gagne un thanatopracteur ? Ici, pas de grille toute faite, la fourchette est large. On débute au SMIC, mais une progression rapide permet d’atteindre 4 500 euros par mois, soit 54 000 euros par an. Avouez que ce n’est pas rien !
Alors, pourquoi les candidats ne se bousculent-ils pas au portillon avec de telles promesses ? Il faut l’avouer, ce lien direct avec la mort reste un frein difficile à contourner, même avec des perspectives salariales qui feraient rêver bien d’autres secteurs.
Des diplômes, mais pas d’interminables études !
Pour les audacieux à qui cette vocation fait soudain de l’œil, bonne nouvelle : inutile de s’embarquer dans de longues études de médecine. Ce qu’il faut, c’est décrocher un diplôme national obligatoire, petite particularité du secteur. Pas la peine de prévoir 10 ans d’études ni une spécialisation improbable, mais l’exigence est là pour garantir la dignité et la technicité de la profession.
- Un diplôme national obligatoire
- Formation spécifique à la profession
À ce prix, vous serez prêt (ou prête) à accompagner familles et proches à travers l’épreuve ultime de la vie. Mais attention, il s’agit aussi d’une vocation exigeante sur le plan émotionnel.
En résumé : franchir le pas ou passer son tour ?
Entre préjugés et méconnaissance, la France se prive peut-être d’un métier valorisant, jugé à tort « peu attirant », alors qu’il offre la possibilité d’aider autrui à traverser le pire, d’apporter un peu de douceur à un moment douloureux. Si vous cherchez un métier qui a du sens, que la vie version « moins vivant » ne vous effraie pas et que les grandes émotions ne vous rebutent pas, le métier de thanatopracteur n’attend que vous. Mais il faudra être prêt à encaisser des situations émotionnelles parfois intenses… avec, à la clé, une rémunération qui sait motiver même les plus sceptiques.
Ce métier n’est peut-être pas pour tout le monde, mais une chose est sûre : il est plus que jamais d’actualité et riche de sens.

Je suis professeur d’informatique depuis une bonne trentaine d’années et enseigne en lycées et écoles supérieures. Je partage quelques informations relatives à ma passion ainsi qu’aux sujets de la formation des jeunes.






